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  • Photo du rédacteurLang Olivier

Retour sur la matinale RSE - CSRD : au service de la performance globale des PME ?

Mardi 4 juin, la CPME a réuni près de 200 participants pour une matinale dédiée à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et à la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD).

Cet événement, structuré en 2 tables rondes donnant la parole à 8 experts, a permis de débattre des implications de ces démarches sur les PME.


Les principaux enseignements


Ouvrant cette matinée animée par Guillaume de Bodard, le président de la Commission Dévelopement durable de la CPME, François Asselin a rappelé que la RSE est un gage de performance globale pour les entreprises. Depuis 2008, les engagements RSE des fédérations professionnelles et des PME ont progressé fortement et la CPME n’a pas ménagé ses efforts pour y contribuer. L’adoption de la directive CSRD et l’émergence de nouveaux standards de reporting de durabilité génèrent pour les entreprises de nouvelles obligations et une complexification qui impactent les PME.  La Confédération alerte depuis de nombreux mois les autorités françaises comme les autorités européennes sollicitant un test PME, mis en œuvre par la ministre des Entreprises, Olivia Grégoire.


Lors de la première table-ronde dédiée aux retours d’expérience, Catherine Guerniou, cheffe de l’entreprise La Fenêtrière et Arnaud Habsieger, dirigeant d’Osborn Metals ont partagé leurs motivations et les bénéfices à déployer des actions RSE, mais aussi les défis qui subsistent, notamment en termes de reconnaissance par le marché de tels efforts. De son côté, Louis Natter, Président d’UNICEM Entreprises Engagées a présenté le label RSE développé par son organisation, et évoqué dans quelle mesure ce dispositif permettrait de se préparer au reporting extra-financier.


En guise d’ouverture de la deuxième table-ronde dédiée à la directive CSRD, Eric Duvaud, de l’Autorité des normes comptables, a rappelé le contexte réglementaire. Puis, Florence Pradier, directrice générale de La Coopération agricole, Valérie Combes-Santonja, directrice de l’impact à la BPCE et Philippe Kunter, directeur RSE de BPIfrance, ont abordé les défis de cette directive et les solutions d’accompagnement. Ils ont également souligné la nécessité d’un soutien accru face à des exigences croissantes et à une complexité des normes associées. Certains ont souligné une transformation majeure vers plus de transparence en matière de RSE / ESG, en notant que ce qui est volontaire aujourd’hui deviendrait obligatoire à terme.


La CPME a évoqué d’autres initiatives telles que le Triple E et la cotation climat de la Banque de France. Elle a réitéré son appel à la simplicité des textes, notamment en ce qui concerne la norme volontaire CSRD pour PME non cotées.


L'événement a été clôt par l'économiste Nicolas Bouzou qui a ouvert sur de nouvelles perspectives, notamment en termes de solutions face aux défis climatiques et en termes de réponse aux chocs géopolitique et technologique. Il a insisté sur la nécessaire libéralisation de l'économie qui appelle à une réduction de l'inflation normative, pour redoper notre croissance et ainsi, pouvoir faire face à tous ces chocs. 


Une séquence riche en enseignements pour les chefs d'entreprise, que la CPME remercie de leur présence et poursuit son action d'accompagnement des PME dans cette transition.

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